• L'iris de Charles Rouvin (19e siècle)

    Près des étangs où la libellule voltige,

    Où, dans les soirs d'été vient se baigner l'oiseau,

    On aperçoit l'iris, qui tremble sur sa tige

    Et semble un papillon posé sur un roseau

    Charles Rouvin

    L'iris

     

    Du bleu foncé des mers elle reçut l''empreinte,

    Prise à l'heure où la nuit noircit l'azur des cieux.

    Seule parmi les fleurs elle offre cette teinte,

    La plus chère à l'esprit et la plus douce aux yeux.

    L'iris

    Sur la terre, du bleu la nature est avare,

    Et les poètes sont réduits à le rêver ;

    Si le pinceau s'applique à le rendre moins rare,

    C'est que vers l'idéal l'art tend à s'élever.

    L'iris

    Des zéphirs printaniers docile messagère,

    Comme une voile au vent toujours prête à flotter,

    La forme de l'iris vaporeuse et légère,

    Est l'image de l'âme en train de nous quitter.

    L'iris

    Aux rayons du soleil qui brille sur la plage,

    Sa transparence émet une lueur dans l'air,

    Semblable au feu follet qui court avant l'orage

    Et disparaît soudain, absorbé dans l'éther.

    L'iris

    L'iris

    « Les chouettesPremière balade »

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :